Travers et Gaffes

Lundi 1 septembre 2008

En ces temps de rentrée scolaire, remettons-nous vite dans le bain, oublions le sable incrusté dans les oreilles et attardons-nous sur un peu de français.

Aujourd’hui, nous allons étudier le verbe « tomber ».

Tomber : être entraîné vers le sol par son propre poids; choir.

 

Pour vous permettre de bien étudier cette définition, rien ne vaut un exemple concret et amusant (pour le spectateur).

 

La giu’s family se déplace en groupe afin d’accompagner la petite Jude chez l’orthoptiste.

Papa se gare devant le trottoir.

Giu descend, encore digne.

Elle ouvre la portière de la petite patiente qui veut tout faire comme les grands sauf qu’elle est petite ! Elle veut descendre toute seule.

Giu la laisse donc faire dans un but éducatif ; en route vers l’autonomie !

Mais Jude se coince les pieds ou je ne sais trop quoi et commence à tomber.

Les réflexes (ah ah !) de Giu sont au top à cet instant précis et elle tente donc de rattraper sa progéniture.

 

C’est alors que Giu s’emmêle les pieds dans ceux de Jude, dans le trottoir, dans je-ne-sais-même-plus quoi et se met à méchamment tituber comme une vieille ivrogne, tenant toujours la progéniture tant bien que mal. Sauf que la dite progéniture doit peser une vingtaine de kilos et  ajoute du balant à votre pauvre Giu (parce que là ça commence à sacrément dégénérer côté dignité) qui se vautre littéralement la gueule sur le trottoir en poussant un de ces fameux cris surpuissants.

 

Dois-je préciser qu’il y a un café à quelques mètres seulement avec plein de gens en terrasse qui profitent du beau temps ?

 

J’avais encore jamais fait « la chute public », c’est une expérience bien sympa ! Si si, vous devriez essayer. Qu’est-ce qu’on rigole !

Je me suis défoncé un coude (pas grave) et un genou, mon genou fétiche, celui que j’aime défoncer régulièrement avec des portes de placard, la porte de la machine à laver…et qui me rappellera très certainement ces bons souvenirs tout au long de ma vie.

Il me fait encore mal là, mais il est super joli avec son égratignure et surtout un bleu qui vire au vert.

Quant à ma Jude : saine et sauve, elle s’était juste un peu cogné au bras. (parce qu’elle est tombée quand même, on s’est entraîné l’une l’autre).

 

Si donc, toi, lecteur, tu as assisté à cette scène jeudi dernier, sache que tu as eu l’immense privilège de faire la connaissance de Giu. Maintenant donc, ça ne te surprendra pas.

Si tu as dégainé ton portable et que tu as filmé la scène dans le but de l’envoyer à vidéo gag (non parce que sérieux, ce truc, c’est forcément un gag gagnant ! Le genre de truc que, si tu le regardes à la télé, t’es à la fois mort de rire tout en serrant les dents, accompagné d’un « la vache, quelle crêpe ! »), je suis prête à négocier le prix de la vidéo afin qu’elle soit définitivement effacée…

 

 

 


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Jeudi 8 mai 2008

Délirium Bear m’a gentiment convié à vous révéler mes 3 pires hontes de ma vie.

Trois nouvelles ça va être dur à trouver parce que j’en ai révélées quelques unes au fil de ce blog. (rubrique travers et gaffes notamment).

Nous allons donc nous attarder sur une en particulier.

 

Quand j’étais au collège, j’étais très amoureuse d’un garçon. Il était arrivé en cours d’année et dès que je l’avais vu, mon petit cœur s’était immédiatement emballé.

Mon amour pour lui à duré plusieurs années (mais c’était pas du tout réciproque). Bref.

Il habitait dans le village à côté du mien. L’été venu, les fêtes foraines se succédaient et nous les faisions toutes, les unes après les autres.

Arrive le soir de la fête de son village. Je n’en pouvais plus forcément.

Je rencontre une copine, nous traînons un peu et…personne. La soirée avançant, je rejoins mes parents et on s’apprête à partir (non sans avoir le cœur lourd), quand tout à coup je le vois ! On marche et le hasard fait qu’il me frôle dans la foule (je suppose qu’il ne m’avait même pas capté mais c’était pas grave).

Là voyez, ça ferait presque comme dans les dessins animés, décollage du sol avec des petites ailes dans le dos, yeux en forme de cœur hors de leurs orbites…

Mais nous partons. Bon faut dire qu’à ce stade de décomposition avancé de ma personne, je m’en fous un peu, j’ai de quoi nourrir mes fantasmes pendant quelques temps.

Je marche vite, je souris dans le vide.

Je marche si vite que je ne vois pas un jeune homme qui arrive  vers moi et je me l’encadre force 10 ! Et au lieu de réagir en me reculant, je l’entoure de mes bras et je le serre contre moi…

Bon après, l’info m’est montée au cerveau et je l’ai lâché en pouffant de rire…mais pas autant que ma mère, quelques pas derrière moi qui avait bien assisté à la scène.

J’étais un peu mortifiée quand même.

Donc je lance aujourd’hui un appel officiel : si tu étais à une fête foraine non loin de Toulouse dans les années 90, que tu arrivais vers minuit-1 heure, vêtu d’un pull jaune et que tu t’es fait agresser par une folle hystérique avant la mode des free hugs, n’hésite pas à me contacter.

 

Une autre petite honte pas plus tard que cette semaine : je devais faire remplir un document officiel, on me demande le numéro de téléphone, tout va bien. On me demande les prénoms de ma Jude… j’ai dû réfléchir deux bonnes minutes avant de les donner et encore, j’avais des doutes… (bon faut dire qu’on a eu la bonne idée de leur donner 4 prénoms à chacun). Je suis définitivement une mère indigne.


 

Edit : une autre petite pour la route, je m'en suis souvenue en lisant le blog de Chris :
J'ai des enfants qui ont tous eu, un jour ou l'autre, une grande passion pour les oeuvres pictourrrrrales en...protèges-slip et serviettes hygiéniques en tout genre. Ils m'ont tous fait le coup d'en ouvrir des paquets entiers et de les coller un peu partout, sur divers supports.
Un jour donc, je m'assois et je sens un truc sous ma cuisse qui ne ressemble en rien à un bourrelet de tissus de mon pantalon. Je me lève pour vérifier et je retrouve un protège-slip roulé en boule, face collante à l'extérieur.
Le problème c'est que je ne sais pas depuis quand je me traîne ça et que...je suis sortie faire des courses, j'ai vu des amis...
Très chic, très glamour !

 

Allez, qui veut nous raconter ces 3 pires hontes ?

 



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Mercredi 14 novembre 2007

Je peux dire que j’ai eu le temps de jouer ces derniers temps et de reprendre ma partie de Sims 2  (sur PS2) que j’avais abandonné.

sims.jpg Je n’étais pas arrivée bien loin, juste au deuxième lieu, à côtoyer des colocataires un peu bizarre et très moches surtout Tom que je trouvais particulièrement boulet (ah ah, l’hôpital qui se fout de la charité).

Bref, voilà mon petit perso qui s’échine à aller bosser tous les jours dans un travail qui lui convient, j’envoie cette pauvre Debbie faire l’artiste, je convie Aude à venir vivre avec tout ce petit monde.

J’achète quelques trucs histoire de dépenser des sous et merde, je fais cramer la chambre d’à côté puis des buissons dehors. Je revends pour la santé des pauvres colocataires qui sont affolés dès qu’ils voient une flamme. (Heureusement que les pompiers sont efficaces !)

Un peu de sport, un peu de surf, un peu de mécanique, j’embauche une bonne parce que franchement ces gens sont trop crados et c’est fatigant de faire le ménage, je trouve la combine pour faire monter « la télé » en même temps que la bouffe ce qui fait gagner du temps…

Je galère longtemps pour trouver comment on fait « crac-crac »…

Et v’là t’y pas qu’il faut battre Ralph au baby foot pour débloquer le niveau suivant. Huuuuuuuuuu !!!

Ralph déjà il fait la gueule je sais pas pourquoi, peut-être aurais-je dû convier ma petite Giu en avatar à aller lui rouler quelques pelles… (c’est fantastique ce jeu !) bref alors ils (mon avatar et Ralph) se tapent un brin de causette histoire de se rabibocher, elle lui offre même un super bon plat vitaminé qui fait des étoiles pour le déjeuner après l’avoir cherché dans toute la baraque alors qu’il était juste à côté la seconde précédente (ce con, il s’était barré dehors !).

Du coup, je me dis, faudrait que j’augmente ma logique.

Dix milliard d’heures plus tard, c’est chose faite.

 

Neuneu comme je suis, j’invite Ralph à jouer au football (à l’échiquier, pensant, comme ce jeu est un peu space (et que j’ai toujours pas compris comment on y joue) que c’est ça qu’ils considèrent comme baby foot). Là, misère, je vois une autre petite jauge qui se remplit.

Je détecte que c’est celle de la mécanique alors je fais augmenter ma mécanique…

 

1024 douches et 36578 repas engloutis plus tard (je vous passe le pipi, le dodo…) je suis au top, je me dis que je vais enfin lui rétamer la gueule à c’gros con. Entre temps et pour pimenter un peu cette pauvre vie quotidienne, j’ai fait en sorte que les 3 filles aillent rouler des pelles à Tom, que en fait, c’est un mec trop facile ! Ok un mec qui se ballade en short avec un bandeau autour de la tête faut en vouloir, mais c’est amusant…puis à faire une partouze de nanas (ok, deux par deux mais elles se connaissent toutes maintenant, d’ailleurs pourquoi y’aurait pas l’option partouze, ça serait pas pire ?)

 

Et je bats toujours pas Ralph !

Je laisse tomber parce que sinon je vais m’immoler par le feu et chez moi les pompiers ne viendront pas aussi vite.

 

Vendredi soir, dès le retour d’internet (la source, la vie, quoi !), je cherche comment débloquer ce putain de lieu avant d’avoir toutes mes compétences à 10, être milliardaire et avoir chopé la bonne sur un rebord de lavabo.

 

Bein tu sais quoi lecteur qui connaît pas les Sims ou alors aussi bien que moi : il suffit d’acheter un baby foot… (et un cerveau aussi, mais pas pour un des personnages si tu vois ce que je veux dire).

 

Vengeance, j’ai fait cramer l’évier ou un comptoir, je sais plus, en mettant le baby foot. Bien fait pour leur gueule !

Vous croyez qu’il faudrait que j’arrête, que c’est pas un jeu pour moi ?


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Dimanche 10 juin 2007
L’article en direct live.
Part I
 
En début de soirée, prise d’une fièvre ménagère intense, me voilà en train de passer l’aspirateur, ranger quelques trucs, passer la serpillière alors qu’avec la chaleur qu’il fait, je sais que ça va mettre 3 plombes à sécher mais c’est pas grave.
Puis il y a la litière de Sakapuce qui craint franchement parce que les nouveaux cailloux parfumés se transforment en une horreur absolue qui dégage des effluves d’ammoniaque. Il est donc temps de la changer ; surtout qu’avec les problèmes de santé de Sakapuce l’an dernier, il lui faut un endroit confortable pour faire son petit pissou.
Hop, la litière migre dehors.
Mais comme je dois m’occuper des enfants d’abord, je décide de la faire plus tard. Je l’oublie. Nous mangeons. Nous papotons.
Et maintenant à 2 heures du mat’, je me rappelle que la litière est toujours en standby et qu’il faudrait que je m’excite un peu parce que c’est bientôt l’heure pour Sakapuce de faire ses exercices quotidiens : sauter de la fenêtre où il a dormi toute la journée, se dégourdir les papattes dans le loooooonnnngggg couloir et venir s’asseoir devant sa gamelle, histoire de me rappeler qu’il lui faut une rasade de croquettes à 30 euros.
S’il n’a pas sa litière il va me faire une dépression. (et éventuellement réveiller Jude).
Presque motivée, je vais fumer une clope d’abord, avant d’affronter la nuit noire et obscure derrière la maison, marcher dans l’herbe un peu trop haute à mon goût pour aller ouvrir le robinet… mais…
Je l’entends, elle rôde. Elle me nargue. Couic couic couic couic.
Là, je suis pas dans la merde, c’est le cas de le dire. Je ne peux absolument pas sortir : ni pour aller laver la caisse au robinet, ni même pour aller la récupérer, la rentrer et tant pis on la fera demain.
Parce que cette monstruosité tourne autour de la maison. Je viens d’appeler Chéri à la rescousse là, mais au hasard, il est en messagerie. Bah, du coup j’écris puis je vais retourner au garage pour écouter si elle est toujours là et rappeler Chéri.
La suite dans un moment.
 
 
2h42. Giu vs La Chouette
Part II
 
Je suis toujours vivante (c’est déjà ça).
Après quelques minutes de concentration intense, j’ai mis un pied sur la terrasse, les oreilles grandes ouvertes mais la main sur la poignée de la porte quand même.
Pas de « couic ».
J’ai filé à l’angle de la maison récupérer la litière pour me remettre dans la lumière. Allais-je faire encore une fois la mère indigne en laissant Sakapuce croupir dans son pipi ou… ?
Soyons fous, je saisis la poche poubelle et je renverse les cailloux en sursautant au moindre insecte volant.
Et je pars ensuite dans l’ombre pour la rincer. 
Là, autant dire que je suis limite en plein « Projet Blairwitch ». Je marche tête baissée parce que j’ai trop peur de la voir et j’ai le palpitant qui bat des records de pulsations (mieux qu’un test d’effort, je vous le dis !).
J’ouvre le robinet, je repasse dans l’herbe haute, je file un coup d’eau, je retourne dans l’herbe, je ferme le robinet.
Et je me casse dedans à toute vitesse.
Impossible de faire le lavage total dehors, je l’ai finie dans la baignoire, c’est plus prudent.
Là je viens de tout nettoyer, de rappeler Chéri, qui s’est bien foutu de ma gueule, pour lui dire qu’il vérifie quand même si j’ai bien fermé le robinet, et de remettre des cailloux « anti-odeur » (la bonne blague !) pour mon Sakapuce qui était déjà en faction près du bol de croquettes.
Je vais un peu regarder la télé (y’a un mec qui prend des photos en mer, ça a pas l’air flippant…sauf s’il gerbe), le temps d’évacuer le stress.

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