En ces temps de rentrée scolaire, remettons-nous vite dans le bain, oublions le sable incrusté dans les oreilles et attardons-nous sur un peu de français.
Aujourd’hui, nous allons étudier le verbe « tomber ».
Tomber : être entraîné vers le sol par son propre poids; choir.
Pour vous permettre de bien étudier cette définition, rien ne vaut un exemple concret et amusant (pour le spectateur).
La giu’s family se déplace en groupe afin d’accompagner la petite Jude chez l’orthoptiste.
Papa se gare devant le trottoir.
Giu descend, encore digne.
Elle ouvre la portière de la petite patiente qui veut tout faire comme les grands sauf qu’elle est petite ! Elle veut descendre toute seule.
Giu la laisse donc faire dans un but éducatif ; en route vers l’autonomie !
Mais Jude se coince les pieds ou je ne sais trop quoi et commence à tomber.
Les réflexes (ah ah !) de Giu sont au top à cet instant précis et elle tente donc de rattraper sa progéniture.
C’est alors que Giu s’emmêle les pieds dans ceux de Jude, dans le trottoir, dans je-ne-sais-même-plus quoi et se met à méchamment tituber comme une vieille ivrogne, tenant toujours la progéniture tant bien que mal. Sauf que la dite progéniture doit peser une vingtaine de kilos et ajoute du balant à votre pauvre Giu (parce que là ça commence à sacrément dégénérer côté dignité) qui se vautre littéralement la gueule sur le trottoir en poussant un de ces fameux cris surpuissants.
Dois-je préciser qu’il y a un café à quelques mètres seulement avec plein de gens en terrasse qui profitent du beau temps ?
J’avais encore jamais fait « la chute public », c’est une expérience bien sympa ! Si si, vous devriez essayer. Qu’est-ce qu’on rigole !
Je me suis défoncé un coude (pas grave) et un genou, mon genou fétiche, celui que j’aime défoncer régulièrement avec des portes de placard, la porte de la machine à laver…et qui me rappellera très certainement ces bons souvenirs tout au long de ma vie.
Il me fait encore mal là, mais il est super joli avec son égratignure et surtout un bleu qui vire au vert.
Quant à ma Jude : saine et sauve, elle s’était juste un peu cogné au bras. (parce qu’elle est tombée quand même, on s’est entraîné l’une l’autre).
Si donc, toi, lecteur, tu as assisté à cette scène jeudi dernier, sache que tu as eu l’immense privilège de faire la connaissance de Giu. Maintenant donc, ça ne te surprendra pas.
Si tu as dégainé ton portable et que tu as filmé la scène dans le but de l’envoyer à vidéo gag (non parce que sérieux, ce truc, c’est forcément un gag gagnant ! Le genre de truc que, si tu le regardes à la télé, t’es à la fois mort de rire tout en serrant les dents, accompagné d’un « la vache, quelle crêpe ! »), je suis prête à négocier le prix de la vidéo afin qu’elle soit définitivement effacée…
Je n’étais pas arrivée bien loin,
juste au deuxième lieu, à côtoyer des colocataires un peu bizarre et très moches surtout Tom que je trouvais particulièrement boulet (ah ah, l’hôpital qui se fout de la charité).




